COMME UN JOURNAL INTÉRIEUR

Kinga fusionne rigueur technique et perception pure. Entre ordre géométrique et lâcher prise organique, ses créations façonnent et sédimentent le temps en chorégraphies vibrantes. Sa toile est le miroir sensible de son quotidien. Ses œuvres ne se résument pas au seul mot d'harmonie. Elles constituent un tout cohérent, une véritable famille dont les membres expriment une même idée à travers le jeu de structures multiples, dans lesquelles l’attention peut évoluer individuellement. Pour saisir pleinement l’événement dans sa plénitude, il faut d’abord en observer le dessin, les variations de sa palette ainsi que leur matière.

ORDRE ET VARIATION

Des éléments sont tracés selon différentes règles, créant des réseaux à travers plusieurs séries. Partout s'exprime un même travail d’organisation : points, grilles, chutes de pigments, dispositions de surfaces, modules de fleurs ou paysages abstraits (Michel Ragon). Ses choix, grâce à ces variations, sont renouvelés au sein d’une même charpente. Chaque couche de peinture matérialise une strate temporelle, répétée comme un rituel et métamorphose la toile en une archive de l’intériorité, un journal de bord écrit dans la page sensible du support.

 CHROMATIQUE ET JEU

Dans l’espace quasi musical de sa toile, les blancs, les jaunes et les rouges provoquent une explosion solaire dans un ciel de nuit peuplé de mystérieuses sphères galactiques. Par un jeu mouvant d’échelle, la juxtaposition des nuances engage l’œil du spectateur à opérer lui-même un mélange optique, faisant osciller une gamme de sensations, le froid et le chaud, le statique et le mouvement pour nous projeter sur un autre plan. Kinga transpose les règles dans un jeu d’apparences  lumineuses.